mardi 20 janvier 2015

Grâce à Amazon Killer, « on recrée des automatismes plus responsables »

Une initiative pour contrer un géant du e-commerce

Grâce à Amazon Killer, « on recrée des automatismes plus responsables »


 Interview - Comment reprendre le chemin des librairies ? En suivant Elliot Lepers, créateur d'une extension qui hacke le géant du e-commerce. Pour ce touche-à-tout du numérique, les micro-initiatives de ce type s'apprêtent à transformer la société.

Chercher un livre sur Amazon et découvrir qu’il est vendu dans la librairie en bas de la rue. Telle est l’expérience qu’ont pu faire les 6 000 internautes français qui, depuis le 28 décembre dernier, ont équipé gratuitement leur navigateur Internet Chrome[Possible sur Firefox, note d'Hélios]avec « Amazon Killer ». Une fois cette extension installée, à chaque recherche dans le catalogue du géant du e-commerce, l’internaute se voit indiquer les librairies les plus proches lui proposant le livre convoité. En cuisine, quelques lignes de code ont suffi pour créer un pont entre la base de données d’Amazon et celle du site Place des libraires. L’auteur de l’extension, Elliot Lepers, militant écolo – il était le directeur artistique de la campagne présidentielle d’Eva Joly – et « designer de politique », selon ses propres mots, voit dans ce type d’innovation un moyen redoutable de fabriquer de l’engagement. 

Terra eco : Quelle est la fonction d’Amazon Killer ?

 

Elliot Lepers : D’abord questionner l’acte d’achat sur Amazon. Cette extension n’est accompagnée d’aucun pamphlet contre l’impact social et environnemental du groupe. Mais le simple fait qu’Amazon Killer existe invite à se demander pourquoi Amazon pose problème. Ensuite, on interroge une habitude. Celle d’acheter en ligne sans même se demander si l’on pourrait trouver son bonheur dans le commerce de proximité. On se penche alors sur notre perception de la contrainte. Je m’explique : des acteurs comme Amazon fabriquent l’illusion de la facilité, ils façonnent nos usages autour des idées de progrès et de modernité, tels que leurs services marketing les ont définies. Ainsi, petit à petit, on devient otage d’un cocon de confort, qui nous endort. Un paradoxe le prouve. Paris est la ville d’Europe avec la plus grande densité de librairies. Il y a donc de fortes chances pour que le livre que l’on cherche se trouve à quelques dizaines de minutes de trajet. Dans le même temps, les Parisiens sont aussi les champions de l’achat en ligne. Dans ce cas, le livre n’arrive que le lendemain. Le geste reste pourtant associé à la rapidité et la simplicité. Avec Amazon Killer, l’idée c’est d’ébranler quelques certitudes pour recréer de nouveaux automatismes, plus cohérents et responsables.

La suite ICI.

vendredi 19 décembre 2014

Combien gagne un auteur ? Être écrivain, ça rapporte combien ?




Combien gagne un auteur ? Être 


écrivain, ça rapporte combien ?





www.bottindulivre.info/forum/topic/show?id=6443532%3ATopic%3A46608&xgs=1&xg_source=msg_share_topic



Tous les auteurs novices devraient lire cet article qui les éclairera à propos d’un domaine qu’ils méconnaissent un peu trop souvent et pour lequel ils portent souvent un jugement biaisé et expéditif. En voici un extrait :
Combien de chances avez-vous d’être publié par un éditeur ? Les pourcentages sont extrêmement variables d’un éditeur à l’autre (on imagine facilement que Gallimard qui reçoit plus de 4 000 manuscrits par an, ne peut en éditer qu’une faible part).
Selon l’enquête publiée dans l’Annuaire à l’Usage Des Auteurs Cherchant un Éditeur (Éditions Audace), les chances de voir son manuscrit accepté par un éditeur varient entre 0 et 30 % , mais la moyenne générale de cette grande fourchette se place à 2 % . Pour dire les choses autrement, vous avez 98 % de chances de voir votre manuscrit refusé par l’éditeur à qui vous l’adressez. Mais les écarts étant très importants d’un éditeur à l’autre, vous pouvez augmenter vos chances de manière significative en choisissant un éditeur peu connu et qui cherche à étoffer son catalogue.
Pour vous donner une chance raisonnable de voir votre livre édité, respectez ces trois règles :
  • Envoyez votre manuscrit à plusieurs éditeurs (entre 10 et 20 semble raisonnable),
  • Choisissez des éditeurs qui publient des livres correspondant au vôtre. Inutile d’envoyer votre thriller à un éditeur spécialisé dans les romans sentimentaux ! Examinez soigneusement le catalogue de l’éditeur avant de le démarcher.
  • Respectez les conseils proposés sur la page " Comment envoyer son manuscrit".
Le délai de réponse de la plupart des éditeurs est de trois mois. Si vous n’avez pas de réponse, passé ce délai, il est légitime d’envoyer un mail ou un courrier pour savoir où en est l’examen de votre manuscrit.
Extrait de l’article : "Selon les chiffres publiés par la DGMIC, il y a eu environ 64 000 nouveaux livres édités en 2011. Mais quelles sont les ventes moyennes d’un premier roman ? Entre 500 et 800 exemplaires (selon l’Express). Oui, je sais, c’est très peu et sans doute beaucoup moins que ce vous pensiez. Encore s’agit-il là d’une moyenne qu’on peut considérer comme "faussée" par les quelques réussites spectaculaires qui sont venues gonfler ces chiffres. Si cela peut vous consoler, même les stars peuvent avoir des difficultés à vendre. Voici quelques flops de l’année 2011 : Luc Chatel & Jean-Pierre ChevènementLe Monde qu’on leur prépare (931 ventes), Noël MamèreLa Malédiction des justes (362 ventes),Christine Boutin & René FrydmanLes Nouvelles Familles (261 ventes)."

La répartition des gains et des coûts pour un livre imprimé.





De l’auteur au libraire, qui GAGNE quoi ? Le graphique ci-contre prend l’exemple d’un livre imprimé et vendu au prix de 20 euros. Il explique comment se répartissent ces 20 euros parmi les différents partenaires impliqués dans sa production et sa vente. Il s’agit là cependant d’une moyenne, tous livres confondus.
Si le prix du livre est inférieur à 20 euros, l’ensemble des partenaires impliqués ici verront leurs gains diminuer. Pour un livre de fiction vendu 15 euros, par exemple, la part de l’auteur variera entre 1, 2 et 1,8 EURO, selon le type le contrat qu’il aura négocié avec son éditeur. Sa part pourra même être inférieure à 0,75 euro si les ventes sont faibles, car de nombreux éditeurs proposent des pourcentages de rémunération progressifs en fonction du nombre d’exemplaires vendus. Quand le livre se vend à moins de 1 000 exemplaires (ce qui est très fréquent), la part de l’auteur n’est souvent que de 6 % du prix du livre.


Voici un exemple des pourcentages proposés par un éditeur :
  • 6 % sur les 3 000 premiers exemplaires,
  • 7 % entre le 3 001ème et le 6 000ème exemplaire,
  • 8 % entre le 6 001ème et le 9 000ème exemplaire,
  • 9 % entre le 9 001ème et le 12 000ème exemplaire,
  • 10 % entre le 12 001ème et le 30 000ème exemplaire,
  • 12 % au-delà du 30 000ème exemplaire
Extrait de l’article : "Si vous cherchez la gloire et la reconnaissance, oubliez vos prétentions à la fortune. Mais si c’est vraiment la fortune que vous espérez obtenir par le biais de votre travail d’écriture, alors cessez de jouer avec les mots : vous cherchez bel et bien à en faire un "métier". Abordez ce métier avec la tête froide et avec tout le sérieux que vous accorderiez à n’importe quel autre métier. L’écrivain professionnel est un artisan. En tant qu’artisan, il ne peut espérer GAGNER correctement sa vie que s’il maîtrise correctement son art… et bien souvent à la seule condition de créer sa propre entreprise. Vouloir devenir riche ici et tout de suite, alors que vous venez de terminer votre premier livre (c’est-à-dire : alors que vous êtes encore un apprenti) ne peut avoir de sens que si vous êtes un génie. Or, le génie est par définition exceptionnel. "

Conseils d'Auteurs



Dany Laferrière

Edgar Poe

Edgar PoeLes règles imaginaires d’Edgar Poe 

Ce qui suit n’a pas réellement été proposé par Edgar Poe. Mais s’il avait dressé une liste de conseils d’écriture, elle ressemblerait peut-être à ce qui suit :
  • Employer un narrateur peu fiable, de préférence quelqu’un qui ne sait pas qu’il est fou, quelqu’un capable de profaner la tombe de sa maîtresse récemment décédée pour lui arracher les dents et qui aura tout oublié de ses actes dès le lendemain matin.
  • Inclure une belle femme avec une chevelure de corbeau et une peau de porcelaine, de préférence assez jeune. Faites en sorte qu’elle meure tragiquement d’un mal inconnu.
  • Utilisez des expressions grandiloquentes, comme "jusqu’à dorénavant", "séance tenante", et "pour l’éternité". Un peu de latin permettra également d’améliorer le texte.
  • Ne pas hésiter à pousser le grotesque dans l’ivresse, l’emprisonnement, la folie et les hommes déguisés en orangs-outans qui meurent carbonisés.
  • En cas de doute, enterrer quelqu’un vivant.

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Publier n'est pas tout ! Il faut également veiller à ce que votre livre soit connu. Voici 13 conseils pour booster vos ventes.



Sommaire 
Participez à la promotion de votre propre livre !
Comment fonctionne le succès ?
Participez à la promotion de votre propre livre !
Vous pouvez, à votre niveau, PARTICIPER à la promotion de votre livre et donner un coup de pouce à vos ventes en suivant les 13 conseils suivants. Et même si vous n’en suivez qu’un seul, ça sera toujours une bonne chose !
Faites connaître la publication de votre livre auprès de vos amis, collègues et membres de votre famille. Rédigez un mail collectif comportant un lien stable (l’adresse d’une page Web présentant votre livre) et invitez vos destinataires à cliquer sur ce lien. Invitez-les également à retransmettre votre petit mot à tous leurs amis ! Vous pouvez par exemple utiliser la petite phrase suivante : PS : Si jamais tu connais quelqu’un qui pourrait être intéressé par ce livre, ça me ferait plaisir que tu lui transfères ce mail ! !
Invitez vos amis à laisser un commentaire sur les fiches Amazon de votre livre ainsi que sur les fiches de la Fnac et des divers autres sites qui parlent de votre œuvre. Ces commentaires contribuent à éveiller l’intérêt du public. Vous pouvez accéder à toutes ces fiches en utilisant la liste de liens proposée sur la page du site Humanis qui décrit votre livre. N’essayez pas d’influencer les commentaires ! Ne demandez pas à vos amis de laisser un "bon" commentaire. Demandez-leur seulement d’exprimer leur avis en toute franchise. Ne fabriquez pas de faux commentaires pleins de louanges à votre égard. C’est malhonnête, et le personnage public que vous allez devenir ne peut pas se permettre d’être malhonnête, sous peine de se faire lyncher.
Vous avez un blog ? Un site ? Publiez un article sur votre livre ! Nous vous fournirons des visuels pour vous aider. Associez ces visuels au lien proposé ci-dessus, afin de guider vos visiteurs vers l’achat de votre livre ! N’hésitez pas à faire paraître de larges extraits de votre livre sur votre blog/site. C’est un excellent moyen d’attirer des lecteurs.
Vous n’avez pas de blog ni de site ? C’est peut-être l’occasion d’en créer un !
Vous avez une page Facebook ? Écrivez un petit article sur la parution de votre livre et invitez tous vos amis à venir le lire. Encore une fois, les visuels et les liens que nous vous fournissons doivent être mis en évidence.
Faites-vous mousser ! Si vous vous sentez capable de cette démarche, envoyez un mail à tous les représentants de médias que vous pouvez joindre : journal de votre ville ou radio locale, ou même à la rubrique "livre" des journaux nationaux ! Vous pouvez constituer un petit dossier de presse en joignant dans le même dossier :
Les visuels que nous vous envoyons,
Le résumé de votre livre,
Une courte biographie vous présentant,
Une ou deux photographies de vous,
Toute autre information ou document relatif au thème de votre livre
Offrez quelques exemplaires de votre livre à des personnes influentes et capables de le faire connaître et invitez-les à en parler.
Gérez vous-même les ventes dans votre quartier ou dans votre ville. Les Éditions Humanis vous permettent de commander des exemplaires de votre livre à prix coûtant (environ 6 à 7 euros selon son format). Vous pouvez ainsi proposer des exemplaires aux librairies qui vous entourent en leur demandant de l’afficher bien en vue, sur leurs rayons. Vous pouvez créer l’événement autour de votre livre en proposant aux libraires d’organiser une séance de dédicaces. Ils sont généralement plutôt favorables à ce type d’animation et cela vous fournit un merveilleux prétexte pour faire paraître un article sur vous dans la presse locale.
Vendez votre livre en direct. Au cours des soirées auxquelles vous participez, dans le cadre de votre travail, dans tous les lieux où vous croisez du public, ou encore par l’intermédiaire de vos amis, vous pouvez écouler un grand nombre de vos ouvrages commandés à prix coûtant. Cette forme de commercialisation vous permet de gagner davantage pour chaque ouvrage vendu et contribue à vous faire connaître. Il vous permet également de RENCONTRER des lecteurs ou des futurs lecteurs et de recueillir leurs opinions sur votre travail.
Faites connaître votre livre sur les sites de partage de publication. Les 5 sites les plus importants sont :
Cameleo
Slideshare
Scribd
Issuu
Youscribe
Utilisez également les autres réseaux sociaux dont vous êtes familier : Twitter, LinkedIn, Viadeo, Google Plus, About. me, Slideshare, Prezi, Pearltrees.
Faites connaître votre livre sur les forums. Attention toutefois à ne pas abîmer votre image en agaçant les lecteurs des forums par de la publicité abusive. Procédez avec mesure, en respectant toujours les chartes de chaque forum. En cas de doute, posez clairement la question « Je viens de faire paraître un livre. Puis-je en parler ici ? » La réponse sera presque toujours positive.
Faites une vidéo de vous, dans laquelle vous parlez de votre livre, et publiez-la sur YouTube (cela pourrait être une interview de vous, si l’un de vos amis vous donne un coup de main). Cette vidéo sera un excellent prétexte pour envoyer un nouveau mail à tous vos contacts et les inviter à acheter votre livre. Si vous réussissez à rendre votre vidéo intéressante, vous pourrez peut-être parvenir à la faire publier sur d’autres blogs et d’autres pages Facebook que les vôtres.
Comment fonctionne le succès ?

Malgré leur jeunesse, les Éditions Humanis ont déjà eu la chance de publier quelques livres à succès (plus de 5 000 exemplaires vendus dans l’année) et je suis heureux de vous faire part de cette expérience.

Voici les enseignements que j’ai pu en tirer :

Le marché du livre est incroyablement compétitif (près de 200 livres paraissent chaque jour  !) Il n’y a que deux façons d’obtenir un nombre important de ventes. Le premier est de bénéficier d’une énorme couverture médiatique (quelques passages dans la presse n’y suffiront pas, même s’ils seront toujours appréciables, il faut de la grosse cavalerie, télé + radio + presse nationale). Le deuxième moyen est d’écrire un livre exceptionnel (être « bon », « sympa », « bien écrit » ou « intéressant » ne suffit pas). Si votre livre ne paraît pas chez un « grand » éditeur (Gallimard, Albin-Michel, le Seuil, Hachette, etc.), soyez assuré que votre éditeur ne possède pas les moyens de le propulser artificiellement dans le haut des classements des ventes. Et même si vous êtes publié par un « grand », il y a peu de chances pour qu’il mette en branle la grosse cavalerie, si votre livre ou vous-même n’avez pas quelque chose de très spécial. En résumé, si votre livre n’est pas vraiment excellent, il n’y a quasiment aucune chance de dépasser les 500 ventes par an. Le succès n’est pas le Loto. La chance ne suffit pas. Et ce que vous pensez de votre livre ne suffit pas non plus : ce sont les lecteurs qui décident.
Un livre a beaucoup de succès, ou il n’en a pas du tout. Le juste milieu est une position instable. Les choses fonctionnent comme s’il existait un seuil critique au-delà duquel le livre s’envole tout seul et va aussi haut que ses ailes peuvent le porter. Mais cet envol n’a rien d’automatique. Un livre, même excellent, n’ira nulle part si sa couverture et son texte de présentation ne sont pas à la hauteur. Votre éditeur joue un rôle majeur dans cet envol, parce que c’est lui qui conçoit « l’emballage » du livre et qui lui donne l’impulsion de départ pour lui permettre de quitter le sol. Mais votre éditeur a besoin de vous ! Lorsque les ventes commencent à approcher du seuil critique (en espérant que votre livre connaisse cette extase), chaque vente supplémentaire peut faire la différence. Même lorsque le bilan annuel dépasse les dix mille exemplaires, c’est parfois une petite dizaine de ventes ayant eu lieu au bon moment du parcours qui ont permis ce succès. Dans votre intérêt comme dans celui de votre éditeur, il faut donc faire absolument tout ce que vous pouvez pour déclencher un "buzz" autour de votre œuvre.
Voici quelques raisons pour lesquelles le succès appelle le succès :

Si votre livre commence à bien se vendre, il va grimper dans plusieurs sortes de classements des plateformes numériques : le classement général, le classement par genre, les nouveautés du mois, etc. Plus il grimpe, plus il a de chance de se faire remarquer par les acheteurs qui utilisent ces classements pour orienter leurs choix. De façon comparable, s’il parait au format imprimé, le libraire aura tendance à le mettre en évidence dans ses rayons, s’il constate que le public l’apprécie.
Si votre livre se vend bien, il va attirer l’attention des critiques littéraires (blogueurs ou journalistes) qui vont contribuer à le pousser un peu plus haut. Mieux encore : que ce soit conscient ou non, les critiques littéraires hésitent toujours à dire du mal d’un livre qui se vend bien.
S’il se vend bien, il va vous pousser des ailes et vous en parlerez en permanence autour de vous, tout comme votre éditeur. Cela contribuera à son succès.
Le grand nombre de lecteurs que des ventes élevées procurent se comportent comme autant d’apôtres du génie ou de la médiocrité du livre. Le bouche-à-oreille est sans aucun doute la première raison du succès ou de l’échec.
Alors ? Vous sentez-vous prêt pour ce baptême du feu ?

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Invitez vos amis à laisser un commentaire sur les fiches Amazon de votre livre ainsi que sur les fiches de la Fnac et des divers autres sites qui parlent de votre œuvre. Ces commentaires contribuent à éveiller l’intérêt du public. Vous pouvez accéder à toutes ces fiches en utilisant la liste de liens proposée sur la page du site Humanis qui décrit votre livre. N’essayez pas d’influencer les commentaires ! Ne demandez pas à vos amis de laisser un "bon" commentaire. Demandez-leur seulement d’exprimer leur avis en toute franchise. Ne fabriquez pas de faux commentaires pleins de louanges à votre égard. C’est malhonnête, et le personnage public que vous allez devenir ne peut pas se permettre d’être malhonnête, sous peine de se faire lyncher.
Vous avez un blog ? Un site ? Publiez un article sur votre livre ! Nous vous fournirons des visuels pour vous aider. Associez ces visuels au lien proposé ci-dessus, afin de guider vos visiteurs vers l’achat de votre livre ! N’hésitez pas à faire paraître de larges extraits de votre livre sur votre blog/site. C’est un excellent moyen d’attirer des lecteurs.
Vous n’avez pas de blog ni de site ? C’est peut-être l’occasion d’en créer un !
Vous avez une page Facebook ? Écrivez un petit article sur la parution de votre livre et invitez tous vos amis à venir le lire. Encore une fois, les visuels et les liens que nous vous fournissons doivent être mis en évidence.
Faites-vous mousser ! Si vous vous sentez capable de cette démarche, envoyez un mail à tous les représentants de médias que vous pouvez joindre : journal de votre ville ou radio locale, ou même à la rubrique "livre" des journaux nationaux ! Vous pouvez constituer un petit dossier de presse en joignant dans le même dossier :
Les visuels que nous vous envoyons,
Le résumé de votre livre,
Une courte biographie vous présentant,
Une ou deux photographies de vous,
Toute autre information ou document relatif au thème de votre livre
Offrez quelques exemplaires de votre livre à des personnes influentes et capables de le faire connaître et invitez-les à en parler.
Gérez vous-même les ventes dans votre quartier ou dans votre ville. Les Éditions Humanis vous permettent de commander des exemplaires de votre livre à prix coûtant (environ 6 à 7 euros selon son format). Vous pouvez ainsi proposer des exemplaires aux librairies qui vous entourent en leur demandant de l’afficher bien en vue, sur leurs rayons. Vous pouvez créer l’événement autour de votre livre en proposant aux libraires d’organiser une séance de dédicaces. Ils sont généralement plutôt favorables à ce type d’animation et cela vous fournit un merveilleux prétexte pour faire paraître un article sur vous dans la presse locale.
Vendez votre livre en direct. Au cours des soirées auxquelles vous participez, dans le cadre de votre travail, dans tous les lieux où vous croisez du public, ou encore par l’intermédiaire de vos amis, vous pouvez écouler un grand nombre de vos ouvrages commandés à prix coûtant. Cette forme de commercialisation vous permet de gagner davantage pour chaque ouvrage vendu et contribue à vous faire connaître. Il vous permet également de RENCONTRER des lecteurs ou des futurs lecteurs et de recueillir leurs opinions sur votre travail.
Faites connaître votre livre sur les sites de partage de publication. Les 5 sites les plus importants sont :
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Utilisez également les autres réseaux sociaux dont vous êtes familier : Twitter, LinkedIn, Viadeo, Google Plus, About. me, Slideshare, Prezi, Pearltrees.
Faites connaître votre livre sur les forums. Attention toutefois à ne pas abîmer votre image en agaçant les lecteurs des forums par de la publicité abusive. Procédez avec mesure, en respectant toujours les chartes de chaque forum. En cas de doute, posez clairement la question « Je viens de faire paraître un livre. Puis-je en parler ici ? » La réponse sera presque toujours positive.
Faites une vidéo de vous, dans laquelle vous parlez de votre livre, et publiez-la sur YouTube (cela pourrait être une interview de vous, si l’un de vos amis vous donne un coup de main). Cette vidéo sera un excellent prétexte pour envoyer un nouveau mail à tous vos contacts et les inviter à acheter votre livre. Si vous réussissez à rendre votre vidéo intéressante, vous pourrez peut-être parvenir à la faire publier sur d’autres blogs et d’autres pages Facebook que les vôtres.
Comment fonctionne le succès ?

Malgré leur jeunesse, les Éditions Humanis ont déjà eu la chance de publier quelques livres à succès (plus de 5 000 exemplaires vendus dans l’année) et je suis heureux de vous faire part de cette expérience.

Voici les enseignements que j’ai pu en tirer :

Le marché du livre est incroyablement compétitif (près de 200 livres paraissent chaque jour  !) Il n’y a que deux façons d’obtenir un nombre important de ventes. Le premier est de bénéficier d’une énorme couverture médiatique (quelques passages dans la presse n’y suffiront pas, même s’ils seront toujours appréciables, il faut de la grosse cavalerie, télé + radio + presse nationale). Le deuxième moyen est d’écrire un livre exceptionnel (être « bon », « sympa », « bien écrit » ou « intéressant » ne suffit pas). Si votre livre ne paraît pas chez un « grand » éditeur (Gallimard, Albin-Michel, le Seuil, Hachette, etc.), soyez assuré que votre éditeur ne possède pas les moyens de le propulser artificiellement dans le haut des classements des ventes. Et même si vous êtes publié par un « grand », il y a peu de chances pour qu’il mette en branle la grosse cavalerie, si votre livre ou vous-même n’avez pas quelque chose de très spécial. En résumé, si votre livre n’est pas vraiment excellent, il n’y a quasiment aucune chance de dépasser les 500 ventes par an. Le succès n’est pas le Loto. La chance ne suffit pas. Et ce que vous pensez de votre livre ne suffit pas non plus : ce sont les lecteurs qui décident.
Un livre a beaucoup de succès, ou il n’en a pas du tout. Le juste milieu est une position instable. Les choses fonctionnent comme s’il existait un seuil critique au-delà duquel le livre s’envole tout seul et va aussi haut que ses ailes peuvent le porter. Mais cet envol n’a rien d’automatique. Un livre, même excellent, n’ira nulle part si sa couverture et son texte de présentation ne sont pas à la hauteur. Votre éditeur joue un rôle majeur dans cet envol, parce que c’est lui qui conçoit « l’emballage » du livre et qui lui donne l’impulsion de départ pour lui permettre de quitter le sol. Mais votre éditeur a besoin de vous ! Lorsque les ventes commencent à approcher du seuil critique (en espérant que votre livre connaisse cette extase), chaque vente supplémentaire peut faire la différence. Même lorsque le bilan annuel dépasse les dix mille exemplaires, c’est parfois une petite dizaine de ventes ayant eu lieu au bon moment du parcours qui ont permis ce succès. Dans votre intérêt comme dans celui de votre éditeur, il faut donc faire absolument tout ce que vous pouvez pour déclencher un "buzz" autour de votre œuvre.
Voici quelques raisons pour lesquelles le succès appelle le succès :

Si votre livre commence à bien se vendre, il va grimper dans plusieurs sortes de classements des plateformes numériques : le classement général, le classement par genre, les nouveautés du mois, etc. Plus il grimpe, plus il a de chance de se faire remarquer par les acheteurs qui utilisent ces classements pour orienter leurs choix. De façon comparable, s’il parait au format imprimé, le libraire aura tendance à le mettre en évidence dans ses rayons, s’il constate que le public l’apprécie.
Si votre livre se vend bien, il va attirer l’attention des critiques littéraires (blogueurs ou journalistes) qui vont contribuer à le pousser un peu plus haut. Mieux encore : que ce soit conscient ou non, les critiques littéraires hésitent toujours à dire du mal d’un livre qui se vend bien.
S’il se vend bien, il va vous pousser des ailes et vous en parlerez en permanence autour de vous, tout comme votre éditeur. Cela contribuera à son succès.
Le grand nombre de lecteurs que des ventes élevées procurent se comportent comme autant d’apôtres du génie ou de la médiocrité du livre. Le bouche-à-oreille est sans aucun doute la première raison du succès ou de l’échec.
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L'autoédition




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Papier ou numérique, d'excellentes solutions existent pour se passer d'un éditeur.
Sommaire 
Qu’attendre de l’autoédition ?
La préparation
L’autoédition d’un livre-papier
L’autoédition aux formats numériques
L’autoédition sur le Web
À lire en complément
Qu’attendre de l’autoédition ?

Commençons par une remarque : si vous vous autoéditez vous ne vendrez probablement qu’un très faible nombre d’exemplaires de votre livre. Cela est encore plus vrai pour l’édition papier que pour l’édition numérique.

Le seul moyen pour réaliser des ventes correctes en autoéditant un livre-papier est de veiller activement à sa promotion, en tentant de le distribuer dans les librairies qui l’accepteront (elles sont, hélas, assez rares) et surtout, en le vendant au cours de séances de dédicaces ou dans des cercles privés. Vous pourrez alors espérer écouler quelques centaines d’exemplaires.

Si votre talent est immense, il n’est pas exclu que votre livre fasse malgré tout la RENCONTRE de journalistes ou d’un éditeur qui vous proposent d’élargir sa distribution. Mais à moins de bénéficier de cette chance, il est pratiquement exclu de faire un best-seller par ce biais.

L’autoédition numérique offre davantage de chances de toucher un large public. Si votre livre est bon et correspond à un genre littéraire recherché par le public, tous les espoirs sont permis.

Dans tous les cas, L’autoédition reste une façon d’aller au bout de sa démarche d’auteur en publiant son livre.

La préparation

Dans le cas d’une autoédition, vous contrôlez le processus de publication de A à Z (excepté l’impression proprement dite). Tout contrôler peut être intéressant, mais implique aussi beaucoup de travail et de responsabilités !

Typographie, orthographe et grammaire
À moins d’être un champion de l’orthographe, vous aurez besoin de deux types d’aides : un logiciel de correction et des relecteurs qui gommeront les dernières erreurs.

Anditode est le logiciel qui est le plus souvent cité pour les corrections en langue française. Il est nettement plus performant que le correcteur intégré de Microsoft Word et devrait vous permettre d’éliminer la plus grande partie de vos fautes et coquilles. C’est un LOGICIEL PAYANT, mais on n’a rien sans rien !

Si vous êtes patient(e), vous pouvez également faire appel au correcteur en ligne BonPatron.

Certaines tournures de la langue française sont toutefois trop complexes pour être traitées de façon automatique. Seules plusieurs corrections humaines successives pourront vous garantir un résultat de qualité.

Les règles typographiques peuvent varier d’un pays à l’autre. En France, par exemple, on doit faire figurer une espace insécable avant le point d’interrogation (on dit "une espace" lorsqu’il s’agit de typographie), alors qu’au Canada et dans les pays anglo-saxons, le point d’interrogation est collé au mot qui le précède. Il vous faudra donc également creuser ces questions pour donner une bonne présentation à votre livre.

De notre point de vue, il est inconcevable de publier un manuscrit qui n’a pas fait l’objet d’une correction orthographique et grammaticale de qualité. Cela témoigne d’un non-respect du lecteur et donnera une image déplorable de vous. Cela ne veut pas dire que nos propres publications sont totalement exemptes de "coquilles", car il en reste toujours, quoi que l’on fasse. Cela veut dire que cet aspect de l’édition revêt une très grande importance. "Autoéditeur" veut d’abord dire "éditeur". Essayez d’être sérieux dans votre démarche, sous peine de basculer sous l’avalanche de critiques qui vous attendent au tournant, si vous prenez la qualité de la forme avec trop de légèreté. Notre page " Liens utiles" vous propose une liste de prestataires.

Relecture, qualité du style et de la construction
Vous comptez publier votre livre ? Alors, commencez à le partager tout de suite ! Faites-le lire à toutes les personnes de votre entourage qui accepteront de vous aider. Encouragez-les à vous exprimer franchement ce qu’elles en pensent, et sachez prendre vos distances par rapport à leurs avis. Gérer une ou deux opinions sur votre livre est assez difficile. En gérer dix ou vingt sera beaucoup plus facile, parce que vous pourrez commencer à dégager les grandes lignes communes aux opinions de chacun.

Le cas échéant, et si vous pouvez vous le permettre, passez par un professionnel qui vous donnera un avis bien plus précis et détaillé que ne le ferait un amateur. J’ai repéré l’un deux en surfant sur le net et quelque chose dans son site me donne envie de vous le recommander : Nicolas Kempf, accompagnateur d’écrivain .

Vous pouvez également contacter enviedecrire. com qui propose des tarifs et des prestations honnêtes et dont le site au contenu riche et intéressant, mérite grandement d’être visité.

Mise en page
Pour l’édition papier, la mise en page visera surtout à donner à votre livre une esthétique soignée qui mettra votre texte (et vos illustrations) en valeur.

Pour l’édition numérique, la mise en page visera surtout à rendre votre livre lisible et pratique à consulter. Si vous ne comprenez pas en quoi l’édition numérique introduit de nouvelles règles, je vous invite à lire Casser la page sur M Blogs .

La mise en page destinée à l’édition numérique demande de solides compétences techniques, car les formats de données peuvent varier d’une plate-forme de distribution à une autre. Les trois formats principaux sont :

mobi pour Kindle,
epub pour Kobo et iPad, iPhone, etc.,
pdf pour la lecture sur ordinateur. Le pdf est également lisible sur Kindle, Kobo et iPad, mais ce format est mal adapté aux liseuses.
Chacun de ces formats comporte des particularités et impose ses propres contraintes. Vous ne produirez pas un livre numérique de qualité sans avoir longuement fourré votre nez dans ces questions, mais vous pourrez aller à l’essentiel en utilisant l’outil gratuit de conversion Calibre , qui fait un excellent travail tout en restant simple d’utilisation.

Si vous souhaitez sous-traiter la mise en page pour générer un livre imprimé ou un pdf, vous pouvez examiner les propositions de autre-talents. fr qui propose des tarifs assez raisonnables pour ce travail.

Mais si votre mise en page de base est correcte, vous pouvez simplement utiliser OpenOffice (logiciel gratuit). La fonction "Exporter au format PDF" proposée dans le menu "Fichier" peut générer votre fichier final. Une autre option consiste à installer (gratuitement) PDFCreator qui vous permet de produire un fichier pdf à partir de n’importe quel logiciel.

Titre, couverture et quatrième de couverture (synopsis)
La conception d’une bonne couverture de livre demande à fois un talent de graphiste et de bonnes compétences marketing. Ici encore, il existe de très grandes différences entre le livre imprimé et le livre numérique. Une couverture imprimée s’affiche en taille réelle et peut proposer un nombre important d’informations et/ou une image complexe. La couverture d’un livre numérique est le plus souvent affichée dans une vignette et doit avoir un impact graphique et émotionnel très puissant pour parvenir à frapper le lecteur dans un aussi petit format.

La qualité de la couverture est un paramètre absolument essentiel pour les ventes du livre. Le synopsis (texte bref qui résume le livre et donne envie de l’acheter) est également une condition majeure de réussite. On considère souvent que ces deux éléments, associés au choix du titre, déterminent au moins 50 % des ventes du livre. Si vous vous chargez vous-même de les élaborer, vous ne pourrez donc pas faire l’économie d’une longue étude de ces questions.

Inspirez-vous des livres concurrents du vôtre. Regardez les couvertures et résumés des livres proposés par Amazon , le site de la Fnac et  Immateriel. fr .

Si nécessaire, n’héitez pas à faire appel à un concepteur de couverture qui connaît son métier. Nous vous recommandons David Forrest (kouverture) dont nous admirons le travail, et qui pratique des tarifs tout à fait raisonnables.

Les règles qui régissent la conception d’une bonne couverture peuvent varier très fortement d’un pays à l’autre. Prenez garde de ne pas reprendre sans réfléchir, un concept trouvé sur un site anglo-saxon : sa réussite en territoire francophone n’est pas du tout assurée.

Voici quelques règles de base :

Votre titre et votre image de couverture doivent être surprenants, intrigants et suggestifs. Ils peuvent également être amusants.
Votre image de couverture doit être simple, frappante, distinguée et esthétique.
Votre synopsis doit surtout être étonnant, facile à lire et plein de promesses. Il peut également être amusant.

À lire absolument en complément -> Le livre est-un un produit ?



L’autoédition d’un livre-papier
De très nombreux imprimeurs (notamment des imprimeurs en ligne) sont capables de réaliser de faibles tirages à un coût raisonnable. Il n’en demeure pas moins que vous devrez investir entre 200 et 2 000 euros avant de commencer à faire vos premières ventes. Si vous sous-traitez la mise en page et la conception de la couverture, cet investissement peut encore s’alourdir.

Il est infiniment plus intéressant de passer par les sociétés CreateSpace (interface en anglais), filiale d’Amazon, ou Lulu. com (interface en français), pour faire imprimer vos livres et les mettre en vente sur la plate-forme Amazon. Le prix minimum de cette opération est de zéro. Oui, vous avez bien lu : ces structures vous permettent de mettre en vente votre livre imprimé pour zéro dollar (ce qui ne fait pas beaucoup plus cher, une fois converti en euro).

Elles réussissent cette incroyable performance aux conditions suivantes :

Vous devez concevoir vous-même votre mise en page et votre couverture. Vous serez aidé dans cette tâche par des logiciels de diagnostic automatiques qui sont remarquablement bien conçus.
Elles impriment les livres à la demande. Aucun exemplaire de votre livre ne sera stocké. L’impression à l’unité aura lieu au fur et à mesure des ventes.
Elles se rémunèrent au moment de la vente de votre livre. Elles prélèvent un montant fixe qui s’ajoute à un pourcentage de votre prix de vente. Vous fixez votre prix de vente vous-même (avec un minimum fixé permettant de couvrir les frais d’impression tout en vous laissant une petite marge).
Certains de nos livres qui se vendent très bien en numérique ne réalisent que des ventes anecdotiques en distribution papier par Amazon. À l’inverse, certains autres se vendent autant dans les deux formats (avec une marge plus intéressante pour la version papier). Il s’agit au final de deux marchés différents qui n’attirent pas forcément le même public.
Quoi qu’il en soit, cette solution ne vous interdit pas de vendre vos livres pas d’autres canaux qu’Amazon : en tant qu’auteur du livre, vous avez la possibilité de commander à ces sociétés des exemplaires de votre création à un prix tout à fait compétitif. Vous pouvez ainsi vous constituer votre propre stock (sans la moindre contrainte de quantité) et distribuer votre livre auprès des libraires de votre région ou dans des cercles privés.

Par de nombreux aspects, cette option me semble donc la plus intéressante dans le cadre de l’autoédition d’un livre-papier.

CreateSpace et Lulu. com  se chargent d’attribuer un n° ISBN à votre livre et de générer le code-barres correspondant qui sera automatiquement appliqué sur le dos de votre couverture.

Si vous décidez de choisir une autre option, vous devrez attribuer vous-même un n° ISBN à votre livre. Pour obtenir ce code ISBN, vous devrez remplir un formulaire que vous obtiendrez sur le site de l’Afnil et que vous devrez renvoyer par courrier ou par mail. Il vous faudra attendre trois semaines pour obtenir votre code. Vous pourrez ensuite générer votre code-barres en utilisant le service en ligne de autres-talents , ou en téléchargeant l’ utilitaire gratuit CBG .

L’autoédition aux formats numériques

Nous allons passer en revue les principaux canaux de diffusion. Avant de vous précipiter sur l’un d’eux, prenez le temps de lire ce que propose immateriel, car cet agrégateur est vraiment intéressant. L’inscription n’est pas aussi simple que sur Amazon ou Kobo, mais une fois cette étape franchie, le service proposé est excellent.

Amazon
Rendez-vous sur  Kindle Direct Publishing , créez un compte à votre nom. Une fois cette étape franchie, cliquez sur l’onglet bibliothèque et ajoutez votre titre. Si toutes les étapes que nous décrivons dans la section "Préparation" étaient déjà réalisées, l’opération ne vous aura pris qu’un quart d’heure.

Kobo
Rendez-vous sur KoboWritingLife et créez un compte à votre nom. Comme pour Amazon, l’opération est simple et ne prend que peu de temps.

Apple
Je ne pouvais pas omettre ce chapitre sur Apple car c’est probablement le canal de distribution le plus important avant Amazon. Cela dit, Apple n’a visiblement rien compris au potentiel que représente le marché des autoéditeurs. La procédure permettant de diffuser ses livres via cette plate-forme est incroyablement complexe et tortueuse. Pour ma part, j’y ai renoncé et j’ai choisi de passer par immateriel. fr qui, pour un coût de 10 % de vos gains, assure la diffusion sur la plate-forme d’Apple, mais aussi sur celle de la Fnac et d’autres encore. Si vous souhaitez néanmoins gérer ce canal de diffusion par vous-même, je vous invite à consulter le blog de Thierry Crouzet qui décrit avec beaucoup de clarté et de générosité son parcours du combattant.

Immateriel
Voilà un petit qui a trouvé un bon créneau et qui ne devrait pas tarder à devenir très grand. Lorsque vous confiez votre livre à Immateriel , vous obtenez sa distribution sur les plates-formes suivantes : Fnac. com., Apple, Dilicom, Rue du commerce, Feedbooks, Bookeen, 1001libraires. com, ZEBOOK, Librairie Dialogues, Abebooks, Vita Cogita, YouScribe, librairie. immateriel. fr, Amazon Kindle, Kobo, Orange, et d’autres encore (la liste s’allonge régulièrement).

Comme vous le constatez, cette liste inclut même Amazon, ce qui signifie que vous pouvez limiter vos efforts à la seule publication via Immateriel.
 Il vous en coûtera tout de même 10 % du prix de vente de votre livre. 
Étant donné que la publication sur Amazon est extrêmement simple à mettre en œuvre et qu’elle représente une part importante des ventes, il peut sembler intéressant de faire les deux en parallèle. 
Mais en réalité, Amazon ajoute sans cesse des frais divers et variés au pourcentage qu’ils prélèvent lorsque vous travaillez en direct avec eux (alors qu’ils s’en tiennent à un pourcentage fixe de 30 % quand vous publiez par l’intermédiaire d’Immateriel), si bien que vous ne gagnerez pas moins (et parfois plus) en passant par Immateriel.

Par ailleurs, l’inscription sur Immateriel vous oblige à présenter un code ISBN pour votre livre, ce qui complique un peu la procédure (tout du moins pour votre premier livre). 
Pour obtenir ce code ISBN, vous devrez remplir un formulaire que vous obtiendrez sur le site de l’Afnil et que vous devrez renvoyer par courrier ou par mail. 
Il vous faudra attendre trois semaines pour obtenir votre code et vous pourrez alors vous enregistrer en tant qu’éditeur auprès d’Immateriel.

SmashWords
SmashWords propose un service de diffusion du même type que celui d’Immateriel. Mais comme il s’agit d’une société américaine, l’interface est en anglais et les plates-formes de distribution ne sont pas exactement les mêmes. Nous n’avons pas testé ce diffuseur sur lequel nous ne pouvons donc pas vous fournir plus de détail, mais il s’agit d’un acteur important du circuit des livres numériques et nous nous devions de l’évoquer.

L’autoédition sur le Web

Trop peu d’auteurs envisagent la solution de s’éditer en réalisant simplement un blog ou un site Web. Certaines formes d’écriture se prêtent pourtant très bien à ce type de présentation facile à mettre en œuvre et qui peut vous permettre de mesurer l’intérêt que vos écrits représentent pour le public. Un blog permet d’obtenir des commentaires en très grand nombre sur ses textes, et s’ils ne sont pas tous pertinents, ils donnent des idées assez précises de la façon dont les lecteurs perçoivent votre création. Un bon texte publié sous la forme d’un blog vous permettra de glaner un nombre de visiteurs non négligeable sur la toile. À titre d’exemple, mon site theatrons. com qui constitue une sorte d’essai sur le théâtre, attire entre 500 et 1000 visiteurs/jour. C’est largement suffisant pour dégager un petit revenu publicitaire (en y affichant, par exemple, des publicités Adsense) qui sera souvent bien supérieur à ce qu’une édition classique pourrait rapporter. De plus, cette plate-forme vous permettra d’assurer la promotion de votre "vrai" livre si vous finissez par en éditer un.

Alors, certes, dire à vos amis "j’ai créé un blog" a bien moins de panache que de leur annoncer "je suis édité par Flammarion", mais si vous mettez votre ego de côté, vous constaterez que cette forme de publication présente un réel intérêt et qu’elle vaut bien mieux que de laisser vos œuvres dormir dans un tiroir.

À lire également sur ce site 

Comment écrire une histoire palpitante en 6 000 mots :
La méthode Lester Dent

À lire en complément

Le site autoedition. vv. si  est un "must" pour les auteurs qui souhaitent s’autoéditer. Faites-y un tour !
À la fin de la page "Combien gagne un auteur", vous trouverez la success-story d’un auteur qui s’est auto-promu et autoédité.
 David Forrest a réalisé plusieurs des couvertures qui ont animé le Top 20 d’Amazon au cours des derniers mois. Il pourra réaliser la vôtre !
Ne ratez pas le site sympathique de Véronique Tardy qui recense une foule de conseils de bon sens, expliqués avec clarté et simplicité.
Où publier ses eBooks (autopublication. pro)
Comment créer votre site Web Tout ce qu’il faut savoir pour créer un site ou un blog et en assurer la promotion.
M.I.A. L’association Hélène Jacob regroupe des auteurs qui s’autoéditent en numérique ainsi qu’en papier via CreateSpace. En clair, vous y trouverez un grand nombre des services que vous propose également Humanis. L’ambiance qui se dégage de son site Web est fort sympathique et si vous choisissez l’autoédition, il est probablement intéressant de vous rapprocher de ce groupe enthousiaste.
enviedecrire. com regorge de ressources pour les auteurs. À ne pas rater ! 

Savoir couper




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Savoir couper
Il est essentiel de savoir gérer le sentiment de perte que représente la suppression d'une partie de texte.



Sommaire 
La tentation du mauvais choix
L’écrivain est-il un être rationnel ?
N’attendez pas qu’il soit trop tard !
La tentation du mauvais choix
De très nombreuses études démontrent que l’architecture particulière de l’esprit humain le conduit parfois à prendre des décisions irrationnelles qui diminuent ses performances. Le "sentiment de perte" est une notion familière à la psychologie en général, qui démontre que ce sentiment est de nature dépressive et que nos choix, nos stratégies, visent à l’éviter autant que possible. Pour ne pas éprouver cette souffrance, nous choisissons couramment des options qui nous amènent à perdre encore davantage. Ce phénomène est bien connu des spécialistes de la bourse : on hésite à vendre une action qui a perdu de sa valeur, même quand tous les paramètres objectifs tendent à démontrer qu’elle va encore en perdre davantage. Cette hésitation influence irrépressiblement nos décisions et nuit aux résultats que nous obtenons.

C’est ainsi que nous en venons à passer une journée entière à rédiger un seul paragraphe, alors que nous aurions bien mieux fait d’y renoncer, de lâcher-prise et d’attaquer notre récit sous un autre angle.
C’est pour la même raison, lorsqu’il nous faut opérer des coupes dans nos textes, que nous choisissons de conserver les passages qui nous ont coûté le plus de temps, alors qu’ils sont généralement les moins bons.

L’écrivain est-il un être rationnel ?

L’art de l’écriture repose sur un équilibre subtil entre nos intuitions, nos "illuminations", l’exploration de nos ressentis les plus enfouis et l’analyse rationnelle du résultat obtenu. Trop de rationalité tue la création, car elle conduit à surdévelopper notre esprit critique et à étouffer nos intuitions dans l’œuf.

Pour parvenir à des textes brillants et inspirés, il faut probablement juguler notre rationalité pour ne la laisser agir que de façon ponctuelle et mesurée. Raison de plus pour en choisir la meilleure part !

J’écris aujourd’hui environ vingt fois plus vite que lors de mes premières tentatives adolescentes. C’est en me demandant quels sont les mécanismes qui m’ont permis un gain de productivité aussi spectaculaire que je me suis arrêté sur le sentiment de perte et sur ma façon de le gérer. À l’époque où chaque mot me coûtait cher, il me semblait inconcevable de me résoudre à supprimer un paragraphe, fût-il maladroit et imprécis. Aujourd’hui, il m’arrive d’effacer des pages entières avec un bref pincement au cœur, aussi vite oublié. Cette nouvelle stratégie me libère un temps considérable que je peux consacrer à l’écriture d’autres pages.

N’attendez pas qu’il soit trop tard !

« Ne pas avoir peur de tout recommencer. En général le premier jet est imparfait. On a donc deux choix, soit le rafistoler comme une barque dont on répare les trous dans la coque avec des bouts de bois, soit en fabriquer une autre. Ne pas hésiter à choisir la deuxième solution. »
Bernard Werber

N’attendez pas qu’il soit trop tard pour vous résoudre à supprimer un paragraphe bancal. N’attendez pas d’y avoir travaillé pendant une journée entière, gaspillant du même coup votre belle créativité qui ne demande qu’à se déverser hors de vous. Lorsqu’elle coule, laissez-la couler. Lorsque quelque chose coince, ne vous obstinez pas. Lâchez prise, passez à autre chose, attaquez votre histoire sous un autre angle, adoptez un autre point de vue ou travaillez sur un autre chapitre ou sur une autre histoire. Ou faites l’amour à votre conjoint.

Le plaisir est une composante essentielle de l’écriture. L’acharnement et l’obstination sont ses ennemis.

Plus grave encore : en survestissant votre temps sur des passages particuliers, vous vous placerez dans une situation où il vous deviendra impossible de vous résoudre à couper les parties les moins bonnes de votre texte. Les passages "faciles" sont généralement ceux qui méritent d’être conservés, car ils témoignent d’une osmose particulière entre toutes les parties de votre personnalité. Les passages "difficiles" finiront de toute façon à la trappe si votre jugement reste objectif. Alors, autant les couper tout de suite, avant d’y avoir passé trop de temps.

« Si un texte est mauvais, il faut le tuer. »
Stephen King

Si vous tenez vraiment à transpirer sur certaines parties, à tenter de vous dépasser, à surmonter les difficultés qui sont les vôtres dans certaines scènes particulières, faites-le à titre d’exercice, sur des nouvelles courtes, dont vous ferez ensuite ce que bon vous semblera. Ne plombez pas votre livre avec ces passages laborieux.

La touche "SUPPR" est votre amie. Apprenez à l’utiliser sans vergogne.

Ni trop, ni trop peu...




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Ni trop, ni trop peu...
Avec François, il n’y a pas de petites économies (Potins.net)


Qu'il s'agisse du dévoilement d'une intrigue ou d'une simple description, la question du "trop ou trop peu ? " est essentielle.



Sommaire 
de cette page :
Ne nous racontons pas d’histoires…
Nous ne sommes pas là pour juger
Dans les dialogues
L’abus d’adverbes et d’adjectifs
Émotions versus sensations
Action versus conséquences et interprétations
Le lecteur est un partenaire
Comme pour chacune des autres pages de ce site, le discours qui suit est discutable. Les propositions qui figurent ici peuvent se voir contredites par des exemples appartenant à la "grande" littérature. Il ne s’agit que de pistes de réflexion.

Ne nous racontons pas d’histoires…

Un livre (même un roman) ne raconte pas une histoire. Il n’en propose que les grandes lignes. La véritable histoire, celle qui porte du sens et de l’émotion, se construit dans l’esprit du lecteur. Le livre n’est là que pour exciter l’imagination.

Quand Guillaume Apollinaire nous raconte, dans Les onze mille verges…

« C’était Toné, une jolie brune dont le corps tout blanc avait aux bons endroits, de jolis grains de beauté qui en rehaussaient la blancheur ; son visage était blanc également, et un grain de beauté sur la joue gauche rendait très piquante la mine de cette gracieuse fille. Sa poitrine était ornée de deux superbes tétons durs comme du marbre, cernés de bleu, surmontés de fraises rose tendre et dont celui de droite était joliment taché d’un grain de beauté placé là comme une mouche, une mouche assassine. »

… nous a-t-il décrit la donzelle dans le moindre détail ? Ses mots suffisent pourtant à ce que nous nous en fassions une représentation raisonnablement précise, grâce à la puissance de notre imagination. Toné a de jolis grains de beauté aux bons endroits. Hormis celui de la joue et du sein droit, Apollinaire préfère ne pas les situer.

« Évitez les descriptions trop précises de vos personnages. »
Elmore Leonard

Si l’auteur s’était contenté d’un « C’était Toné, une jolie brune. », il est probable que l’image que nous nous serions créée du personnage aurait été trop floue pour exciter notre imagination. Mais à l’inverse, s’il s’était lancé dans une description trop précise, il aurait pris le risque de nous proposer une Toné que nous ne connaissons pas et que nous aurions finalement été incapables de nous représenter autrement que comme une image figée, stricte, précise, certes, mais sans émotion. La part de notre imagination qui recrée Toné d’après les quelques mots d’Apollinaire se nourrit des souvenirs de demoiselles que nous portons en nous. Aura-t-elle les yeux bleus ? Ses seins seront-ils généreux ? Sera-t-elle corpulente ou MINCE comme une liane ? C’est à nous de choisir parmi la galerie de femmes nues que comportent nos souvenirs. Et chaque morceau de corps que nous extrayons de notre mémoire pour le plaquer sur celui de Toné, apporte avec lui son lot d’émotions. Toné sera d’autant plus convaincante qu’elle sera faite de quelque chose que nous connaissons, de quelque chose qui nous a émus et qui nous émeut encore, puisque nous le faisons revivre.



« Quand vous cherchez sans succès depuis un moment à décrire la pluie qui tombe, essayez : "il pleut. " »
Dany Laferrière
Le même genre de question se posera pour n’importe quelle description. 

« Le jardin était séparé de la rue par une grille. » ne nous dit pas grand-chose.
« Le jardin était séparé de la rue par un portail en fer forgé imposant dont les ornements prétentieux avaient subi les assauts du temps. » en dit déjà assez pour la plupart des lecteurs.
« Le jardin était séparé de la rue par un portail en fer forgé imposant dont les ornements prétentieux avaient subi les assauts du temps. Les diverses couches de peinture qui avaient recouvert l’ouvrage depuis son installation effaçaient à moitié les motifs gravés que portaient ses aplats noirs. » est sans doute excessif. L’afflux de détail, au lieu de préciser l’image, finit par la noyer et la rendre floue.
Pour réussir ses descriptions, l’auteur doit d’abord accepter les limites autant que la puissance de son art. Il doit être conscient du rôle majeur que l’imagination du lecteur jouera dans la représentation de l’histoire. Mais comme nous allons le voir, la question du "trop, ou trop peu ?" ne s’applique pas seulement aux descriptions.

Nous ne sommes pas là pour juger

Voici un extrait d’un texte de Luc Venot :

«  Et ils recommencèrent à rire. Les enfants veulent juste rire, c’est tout. C’est pour ça que ce sont des enfants. »

Je lui ai suggéré de supprimer la dernière phrase de ce passage. On pourrait aussi imaginer :

« Et ils recommencèrent à rire. N’est-ce pas tout ce qui importe aux enfants ? »

L’auteur doit absolument se garder d’émettre des opinions ou des jugements explicites qui empiètent sur la liberté de pensée du lecteur.



« Laissez le public raisonner par lui-même, il vous en sera reconnaissant. »
Billy Wilder
Comme je l’exprime déjà sur la page " Comment faire un bon livre ? ", il s’agit de faire un choix très clair entre roman et essai. Si vous souhaitez exprimer vos opinions, écrivez un essai ! (Et tâchez d’être rigoureux dans vos thèses.) Le roman n’est pas fait pour ça. Il est évident que vos convictions vont guider la construction et le sens de votre histoire et qu’elles vont sans doute finir par influencer le point du vue du lecteur. Mais vous devez absolument éviter de les exprimer directement. En dehors du fait que cela manque d’élégance, vous risquez :

de vous mettre à dos les lecteurs qui ne voient pas les choses comme vous ;
de vous ridiculiser si vos opinions ne sont pas suffisamment étayées. Et comment pourriez-vous les étayer, alors que le rythme de l’histoire vous oblige à éviter les longues digressions ? Même si vous le faisiez, votre position ne serait pas légitime ! On achète un roman pour son histoire, pas pour se faire assommer par des discussions oiseuses ;
de lasser les lecteurs qui voudraient voir avancer l’histoire et qui se moquent de vos réflexions personnelles ;
de donner l’impression que vous méprisez le lecteur en réfléchissant à sa place. N’est-il pas capable de se forger ses opinions et de faire ses déductions par lui-même ?



« L’ineptie consiste à vouloir conclure. Nous sommes un fil et nous voulons savoir la trame. »
Gustave Flaubert
L’écrivain de roman se doit de rester humble et de jouer la neutralité (dans la forme). Même s’il décrit le parcours d’un serial-killer qui découpe ses victimes en rondelles, il doit le faire sans parti-pris et sans juger quoi que ce soit. Il doit faire confiance au lecteur pour se forger son opinion. Le résultat n’en sera que plus efficace.

Que vos personnages aient des convictions et qu’ils les défendent dans leurs propos, pourquoi pas ? Mais n’en faites pas trop… Si vous parlez par leurs bouches, le lecteur s’en rendra rapidement compte.

Dans le roman, en matière de jugements et de discours, on ne risque jamais d’en faire "trop peu". Seulement "trop".

Dans les dialogues

« Millie le regarda, étonnée.
- Vous ne m’aimez donc pas ?
- Je n’ai jamais aimé les femmes superficielles, cracha John avec dégoût. »



« N’employez jamais d’autre verbe que "dire" pour vos dialogues. »
Elmore Leonard
Le propos de John ne se suffit-il pas à lui-même ? Est-il vraiment nécessaire de préciser qu’il « crache » sa phrase ? Après tout, le lecteur préfèrerait peut-être qu’il lui « susurre son propos d’un ton méprisant ». Pourquoi ne pas lui laisser le choix ?

À moins que le ton et l’attitude que vous décrivez ne soient absolument essentiels à la définition d’un personnage ou d’une relation, abstenez-vous autant que possible et faites confiance à l’imagination du lecteur. Il saura inventer, mieux que vous, l’attitude du personnage qui aura le plus de sens pour lui.

« Millie le regarda, étonnée.
- Vous ne m’aimez donc pas ?
- Je n’ai jamais aimé les femmes superficielles. »

L’abus d’adverbes et d’adjectifs



« On emploi trop de mots, parce qu’on est embarrassé pour exprimer son idée ; on rôde autour (…) On accumule autour d’elle des pensées similaires qui, destinées à la faire valoir, ne font au contraire que la délayer et l’affaiblir (…) Soyez là-dessus impartial et rigoureux, et biffez impitoyablement au moindre doute. Le morceau y GAGNERA toujours. »
Antoine Albalat
Un très grand nombre de textes consacrés à l’art de l’écriture critiquent l’usage abusif des adverbes et des adjectifs. Il s’agit sans doute d’éviter le "trop".

« John frappa violemment le mur de son poing fermé » est moins efficace qu’un simple  « John envoya son poing contre le mur » qui invite le lecteur à se construire son image.

Si vous tentez l’expérience consistant à supprimer la totalité des adverbes de l’un de vos textes, ne vous arrêtez pas là ! La phrase « John frappa le mur avec violence » ne comporte pas d’adverbe. Elle ne vaut pourtant pas beaucoup mieux que « John frappa violemment le mur » .

Il me semble que « John envoya son poing contre le mur » est préférable parce que cette forme est plus imagée, plus descriptive. Affirmer que John « frappe » le mur est déjà une interprétation, ou tout au moins une conséquence, de son geste. En évitant toute forme d’interprétation, à chaque niveau de votre écriture, en allant vers la description neutre, vous interpellez l’imagination du lecteur sans l’entraver d’aucune façon.

Émotions versus sensations



« Parler des émotions n’incitera pas un lecteur à les ressentir. Par exemple, la phrase : « Il est triste. » n’évoquera aucune tristesse. Le lecteur doit vivre la situation dans l’histoire, expérimenter ce que le personnage expérimente.. »
David Morrell
« Millie aimait John follement, avec passion. Elle l’aimait plus qu’elle n’aimait sa propre vie, plus encore que son frère ou ses enfants. Plus rien d’autre ne comptait pour elle que cet amour insensé. Plus rien que lui et lui seul, qui accaparait jusqu’au moindre de ses rêves. »

versus

« À chacun des regards que John lui lançait, les paumes de Millie se couvraient d’une moiteur qui se répandait jusqu’aux plus infimes parcelles de son intimité. Elle se voyait peu à peu glisser vers un gouffre sombre auquel elle ne souhaitait pas résister. »

Votre style personnel décidera du choix que vous ferez entre ces deux formes de narrations. Pour ma part, il me semble que la description des sensations est toujours plus efficace que celle des émotions, parce qu’elle est plus proche de la réalité brute. La description d’une sensation entraîne inévitablement la naissance d’une émotion chez le lecteur. D’une pierre deux coups ! Alors qu’une émotion livrée telle quelle ne sera pas forcément partagée. Elle comme comme "pré-digérée" et ne comporte plus assez fraicheur et de substances nutritives pour aiguiser l’appétit de l’imaginaire.

Les descriptions d’émotions entraînent souvent des surcharges et des répétitions, parce qu’il est difficile de leur donner un impact puissant. Elles entraînent vers le "trop". La description d’une sensation, lorsqu’elle est bien choisie, permet d’aller vers une concision percutante, mais peut manquer de sens. En cas de doute, pourquoi ne pas associer les deux ?

« Elle aimait John d’un amour insensé. À chacun des regards qu’il lui lançait, les paumes de Millie se couvraient d’une moiteur qui se répandait jusqu’aux plus infimes parcelles de son intimité. »

Action versus conséquences et interprétations

« John envoya son poing contre le mur » décrit une action. On propose l’image du geste et le lecteur en imagine le résultat.

« John frappa violemment le mur de son poing fermé » expose la conséquence de l’action, une fois que le geste est achevé.

« Elle l’aimait plus qu’elle n’aimait sa propre vie. » peut être considéré comme une interprétation de ce que ressent Millie, alors que  « À chacun des regards que John lui lançait, les paumes de Millie se couvraient d’une moiteur qui se répandait jusqu’aux plus infimes parcelles de son intimité. » est de l’ordre de l’action. Que Millie mouille sa culotte quand John la regarde est une chose. Qu’elle (ou le narrateur) en déduise qu’elle est amoureuse de John en est une autre. Et à dire vrai, l’expression « Millie mouilla sa culotte » est déjà le résultat de ce qui s’est passé. En décrivant la moiteur qui se répand depuis les paumes de Millie vers les «  plus infimes parcelles de son intimité » , la phrase citée en exemple nous raconte le début de l’action. À nous de l’interpréter et d’en tirer les conséquences.

Les scènes les plus percutantes se concentrent sur le début de l’action. Il n’est plus nécessaire d’en dire beaucoup : l’imaginaire du lecteur fait le reste du travail, bien mieux que l’écrivain.

Si l’on compare la littérature française antérieure au vingt-et-unième siècle et la littérature américaine des cent dernières années, on est frappé par la différence de perspective qui les distingue. La première décrit des émotions, des interprétations et des conséquences, alors que la seconde se contente de décrire des actions, sans même prendre la peine, bien souvent, de leur attribuer un sens. Libre au lecteur d’en faire ce qu’il veut.

Trop, ou trop peu d’action ? Trop, ou trop peu d’interprétation ? Voilà des questions essentielles à vous poser pour chacun de vos textes.

Le lecteur est un partenaire

La question du "trop ou trop peu" concerne directement celle du respect et de la confiance que l’auteur doit au lecteur. L’écriture idéale est simple, précise, élégante, humble et neutre dans sa forme (ce qui ne lui interdit pas d’être subversive dans son fond). Elle reconnaît la capacité imaginative du lecteur, la suscite et s’appuie sur elle. Et dans le même temps, elle reconnaît son intelligence, qu’elle nourrit et avec laquelle elle joue.
Accessoirement, dans le cadre du pacte qu’il propose à ses lecteurs, l’auteur doit s’interdire de :

juger les personnages ou leurs actions, prendre explicitement parti pour un personnage ;
se servir du livre comme d’une tribune, vouloir influencer directement les opinions du lecteur ;
confondre trop étroitement son style narratif (hors dialogues) avec le parler de ses personnages. Le lecteur sait qu’il est en train de lire un livre ;
cabotiner, c’est-à-dire faire des clins d’œil au lecteur, jouer la connivence avec lui. Après tout, lecteurs et auteur n’ont pas élevé les cochons ensemble ;
régler des comptes personnels qui ne concernent pas le lecteur.